Le Gingembre, un remède naturel puissant | Nature Originelle

Le Gingembre, un remède naturel puissant

Depuis fort longtemps, le gingembre est consommé aux quatre coins du monde pour soulager différents maux tels que les rhumatismes, les nausées, le rhume et les maux de tête. Il peut être utilisé sous différentes formes, comme en capsules, en poudre, en tisanes, frais ou en sirop.

Les antioxydants sont des composés qui protègent les cellules du corps des dommages causés par les radicaux libres. Ces derniers sont des molécules très réactives qui seraient impliquées dans le développement des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies liées au vieillissement1.

Une quarantaine de composés antioxydants ont été découverts dans le gingembre.

Certains d’entre eux seraient résistants à la chaleur et pourraient même être libérés durant la cuisson, ce qui pourrait expliquer l’augmentation de l’activité antioxydante du gingembre cuit. Le gingembre moulu se situe au troisième rang quant à son contenu en antioxydants parmi plus de 1 000 aliments analysés.

Mentionnons toutefois que cette comparaison a été effectuée sur la base de 100 g d’aliments et non par portion usuelle (qui correspond à environ 2 g dans le cas du gingembre). Le gingembre frais possède aussi une forte activité antioxydante comparativement à d’autres légumes et épices consommés en Asie. À la suite d’une trentaine d’analyses effectuées, le gingembre, ainsi que le curcuma, la menthe, la coriandre, le brocoli et les choux de Bruxelles, se sont classés parmi les quatorze végétaux frais les plus fortement antioxydants.

Gingembre, ail et oignon

En consommant du gingembre avec de l’ail ou de l’oignon (ou mieux encore, les deux) on créerait une synergie entre leurs différents composés antioxydants. Ce qui leur permettrait de surpasser leurs effets antioxydants individuels.

Les principaux composés actifs responsables du goût piquant du gingembre frais sont le gingérol et le gingérol. Leurs propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes sont bien connues et leur potentiel anticancer est démontré. Une récente étude a démontré un effet prometteur du gingembre comme agent thérapeutique dans le traitement du cancer de la prostate. Durant la déshydratation du gingembre, les gingérols sont convertis en composés nommés shogaols.

Ce groupe de composés se retrouve donc en plus grande quantité dans le gingembre séché ou en poudre que dans le gingembre frais. Une étude démontre que les shogaols pourraient protéger les cellules d’un composé impliqué dans le développement de la maladie d’Alzheimer. Les effets des différents composés antioxydants isolés du gingembre ont été observés in vitro ainsi que chez l’animal. Ce sont là des résultats prometteurs qui restent à être démontrés chez l’humain.

Nausées et vomissements

Plusieurs études ont évalué l’effet antiémétique attribué au gingembre. D’abord, deux études révèlent que la consommation de 0,5 g à 1,5 g de gingembre en poudre pourrait être efficace pour traiter les nausées et les vomissements durant la grossesse.

De plus, une méta-analyse récente démontre que 1 g de gingembre en poudre serait plus efficace qu’un placebo pour prévenir les nausées et les vomissements après une chirurgie. À titre de comparaison, 1 g à 2 g de gingembre en poudre équivaut à environ 10 g de gingembre frais. Finalement, la consommation de gingembre pourrait prévenir les nausées et les vomissements reliés au mal des transports, mais les preuves sont encore insuffisantes pour conclure à une efficacité probante.

Inflammation

Les propriétés anti-inflammatoires de certains constituants du gingembre sont reconnues depuis fort longtemps et sont bien documentées. Davantage d’études sont donc nécessaires avant de conclure à un effet réel de la consommation de gingembre frais sur la prévention et le traitement des douleurs reliées à des troubles inflammatoires chroniques.

Diabète

Une récente étude scientifique rigoureuse a démontré un effet bénéfique de la consommation de 3 g de poudre de gingembre pendant 8 semaines chez des individus atteints de diabète de type 2. En effet, l’extrait de gingembre diminuerait les valeurs de glycémie à jeun et d’hémoglobline glycquée en plus d’améliorer la résistance à l’insuline.

Autres propriétés

Le gingembre moulu est une excellente source de manganèse pour la femme et l’homme. Néanmoins leurs besoins en ce minéral sont différents. Le manganèse agit comme cofacteur de plusieurs enzymes qui facilitent une douzaine de différents processus métaboliques. Il participe également à la prévention des dommages causés par les radicaux libres.

Le gingembre cru est une source de cuivre. Le cuivre est nécessaire à la formation de l’hémoglobine et du collagène dans l’organisme. De plus, plusieurs enzymes contenant du cuivre contribuent également à la défense du corps contre les radicaux libres.

Le gingembre au fil du temps

Le terme « gingembre » est dérivé du sanskrit shringavera. Il signifie « en forme du bois du cerf ». De là sont apparus le grec ziggiberis et le latin zingiber, puis « gingibre » en français. Et finalement « gingembre » qui apparaît pour la première fois en 1256 dans un ouvrage écrit.

On pense que le foyer du genre Zingiber se situe dans le sud de l’Inde et de la Chine. Cependant, il est employé comme plante condimentaire, alimentaire et médicinale depuis plus de 5 000 ans. Cependant on n’a jamais retrouvé ses ancêtres sauvages.

Le gingembre y fut amené par des marchands arabes environ un siècle avant notre ère. Deux siècles plus tard, le Grec Dioscoride et le Romain Pline l’Ancien en font mention dans leurs écrits médicaux. Il soulignait ses propriétés carminatives et ses vertus comme antidote contre les poisons. Il était connu en France et en Allemagne au IXe siècle et en Angleterre au Xe siècle.

Les Espagnols l’implantèrent aux Antilles et au Mexique. Ainsi dès le milieu du XVIe siècle, l’Espagne put importer de cette partie du globe la précieuse épice. C’était d’ailleurs la première fois que l’on cultivait avec succès une épice d’origine orientale dans le Nouveau Monde.

Une épice qui trompe le nez

  • Le jamaïcain, réputé pour son arôme délicat et qui se sert surtout frais. Dans la cuisine et pour aromatiser diverses boissons. C’est celui-là qu’on est le plus susceptible de trouver dans nos épiceries.
  • L‘australien, à saveur nettement sucrée et citronnée, que l’on réserve pour les confiseries.
  • En Afrique au Nigeria et au Sierra Leone. Il possède une puissante saveur camphrée qui en fait un produit de choix pour la production d’huile essentielle et d’oléorésine. On tire des arômes employés en cuisine, en parfumerie ou dans les médecines de l’Extrême-orient.
  • L’indien, à la saveur agréablement citronnée. Il est surtout destiné à l’exportation. La plus grande partie de la production de ce pays est déshydratée.
  • Le chinois, produit en très grande quantité. Mais dont les rhizomes sont généralement écartés de nos marchés du fait qu’ils sont traités au dioxyde de soufre.



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