Le Pardon, un choix libérateur

Le Pardon, un choix libérateur

Encore aujourd’hui, en 2019, nombreux sont ceux qui voient le pardon comme un signe de faiblesse. Le signe d’une personnalité influençable et facilement manipulable. Pourtant, il n’en est rien. C’est même tout le contraire. Le pardon est un signe de force, de courage extrême. Ceux qui pardonnent sont d’ailleurs peut-être ceux qui détiennent le secret du bonheur ou du moins, de la paix intérieure.

Pardonner, c’est guérir. C’est faire fi du passer et avancer vers de nouveaux horizons, tout en se libérant de nos chaines. Essentiellement, pardonner c’est la première étape de la rédemption. C’est s’acheminer vers un avenir meilleur, tout en apprenant sur soi et sur les autres. Possiblement, c’est être en accord avec soi-même. Et cela marche dans les deux sens, que l’on pardonne ou que l’on soit pardonné d’une chose que l’on a dite ou faite.

Un acte libérateur

Le pardon est donc définitivement un acte libérateur. Pardonner, c’est ainsi dire adieu aux douleurs qui ont pu nous affliger. Être pardonné, c’est se débarrasser des affres de la culpabilité et retrouver la voie de la lumière. Le pardon, c’est une seconde chance et je suis persuadée que nous le méritons tous. C’est ouvrir son cœur à l’autre et ne prendre en compte que ce que la vie et les relations qu’elle nous offre ont de positif. Pardonner, c’est faire le choix d’avancer.

Le pardon est un acte puissant et qui doit être pris au sérieux. Il ne s’agit pas uniquement de quelques mots. Mais d’une démarche profonde et complexe qui agit sur notre être tout entier. Pardonner, c’est agir sur soi et sur son appréhension du monde. Il est certain que le pardon est un acte complexe et complet qui nous permet de nous alléger. De nous débarrasser de fardeaux qui, pour certains ont été handicapants depuis des années. Le pardon est un acte de courage et de foi profonde. Le pardon fait du bien.

En pardonnant, ce n’est pas l’autre qu’on libère, mais bien soi-même et c’est ce qui est le plus précieux : le pardon est un acte de bienveillance que l’on s’offre à soi.

Le pardon en amour

En amour, pardonner est peut-être particulièrement difficile. Parce que la passion est ardente et ne souffre aucun demi-mesure. Ce qui est surtout problématique en amour, c’est que l’on peut facilement accorder son pardon trop vite. On peut être impulsif et ainsi faire des erreurs. Parce que n’oublions pas que certaines choses sont surement plus difficilement pardonnables que d’autres. Je pense notamment à l’infidélité.

On pardonne sous le coup de l’impulsion. En se disant que ce serait bête de ruiner notre relation pour “si peu”. Parce qu’on préfère sauver sa relation et on fait le choix d’avancer, de fermer les yeux et de passer à autre chose. Ça m’est arrivé et je suppose que ça vous est arrivé aussi. Et en soi, ce n’est pas si grave parce que je dois bien le reconnaître, le pardon est la plus belle forme de rédemption.

Le pardon a changé ma vie

D’abord, parce qu’il m’a permis d’aller de l’avant face à des situations où je n’aurais jamais cru cela possible. J’ai appris à pardonner ceux qui m’avaient fait du mal, beaucoup de mal même. J’ai appris à accorder mon pardon, même à ceux qui ne l’avaient pas demandé. Et ça m’a permis, contre toute attente, de renforcer mon cœur. De le rendre plus solide et de savoir gérer les chocs.

Mais attention, je ne dis pas que ça a été facile. Bien au contraire. Ça a peut-être été l’une des démarches les plus difficiles que j’ai jamais eues à entreprendre. Parce qu’entendons-nous, le pardon ne se trouve pas en une nuit. Il demande des années de travail sur soi, de réflexion et d’analyse. Je ne dis pas non plus que toutes les situations sont les mêmes. Comme je le disais plus haut, dans certains cas, le pardon est impossible. Dans d’autres, il fait trop mal. Et nous devons, chacun, apprendre à gérer ceci.

Pardonner, ce n’est pas oublier

Quand je parle du pardon que l’on accorde à ceux qui nous ont trahi, je ne l’associe aucunement à l’oubli. Pardonner, ce n’est pas oublier. Ce n’est pas tirer un trait sur le passé et permettre à tous ceux qui nous ont fait du mal de revenir dans nos vies. Comme je le disais, pardonner est avant tout un acte que l’on fait pour soi-même. En pardonnant, on fait table rase du passé, oui, mais on n’en oublie pas pour autant son existence. Pourtant, on se débarrasse de nos douleurs, sans permettre à celui qui reçoit notre pardon de réintégrer notre vie.

On peut pardonner à quelqu’un qui a été infidèle. On peut pardonner à quelqu’un de nous avoir brisé le cœur. Pourtant, on peut pardonner à quelqu’un de nous avoir négligé. On peut pardonner à quelqu’un de n’avoir pas été là en temps de besoin. On peut pardonner à quelqu’un d’être parti. Toutefois, on peut pardonner à quelqu’un de nous avoir abandonné. Bref, on peut tout pardonner. Mais le pardon ne signifie pas que l’on ré-accorde sa confiance aveugle à ceux qui nous ont trahis. 

Pardonner, ce n’est pas forcément rester en couple avec celui qui nous a trompé. Ce n’est pas être là pour celui qui ne l’a pas été pour nous. Ce n’est pas offrir son amitié à celui qui nous a négligé. Finalement, ce n’est pas redonner sa confiance à celui qui a choisi de détruire une relation vieille de plusieurs années.

Essentiellement, pardonner, c’est se libérer soi. Mais ce n’est pas accepter tout et n’importe quoi. 

Pardonner : un acte, une démarche, un choix

Alors, qu’est-ce que le pardon au fond ? Je crois qu’il s’agit d’accepter les torts qui nous ont été faits. Accepter qu’ils font partie de notre histoire et qu’ils participeront aussi à nous enrichir. Pardonner, c’est faire preuve de compréhension et de bienveillance.

Pardonner, c’est faire un choix pour soi. Ensuite, vous êtes libre de décider ce que vous ferez avec ceux qui vous ont fait souffrir. Libre à vous de continuer vos relations ou de les rompre. Le principal, c’est de ne pas être rongé par le mépris, la colère ou la rancœur. Parce que le pardon, c’est aussi une forme de guérison.

Je crois d’ailleurs que toutes celles et ceux qui ont vécu une relation toxique et destructrice ne peuvent se reconstruire qu’à condition de pardonner. Parce qu’ils ont besoin de se libérer de toutes les atrocités qu’ils ont vécues. Pour autant, hors de question qu’ils laissent ces personnes toxiques revenir dans leur vie. Le pardon permet donc de se libérer, tout en mettant une distance entre soi et ceux qui nous ont blessé. Pardonner, c’est avant tout se pardonner soi.

Le pardon : un acte noble et précieux

Je crois que rien n’est plus puissant que le pardon. Quand bien même il est un acte silencieux et parfois invisible. Rien n’est plus libérateur. Mais attention, il n’est pas une obligation. De même qu’il ne doit pas être reçu ou donné simplement parce que la morale l’impose. Non, il doit être un choix fait en toute conscience et en toute liberté. Nous sommes seuls à pouvoir décider de pardonner ou non.

Le pardon ne peut pas être forcé ou contraint. Il ne peut venir que de quelqu’un qui est prêt à la guérison et à la reconstruction. Et parfois, il faut du temps. Beaucoup de temps. Chacun est différent. Pas de pression. Pas d’obligation. Aucune menace. Pas de contrainte. Le pardon est par essence un acte libre. Il n’appartient qu’à soi et en cela, il est aussi un peu égoïste. Il est l’acte ultime de survie de l’être humain. C’est en cela qu’il est aussi précieux.

Pardonner, c’est apprendre à s’aimer

Et finalement, c’est là qu’on en revient toujours. Comme beaucoup d’autres choses, pardonner suppose que l’on apprenne à s’accepter et à s’aimer tel que l’on est. Nous devons tous prendre conscience de notre valeur et de notre potentiel.

Pardonner, c’est un acte proche du divin. C’est faire preuve de miséricorde et de résilience. Mais encore une fois, cela ne signifie pas que vous deviez garder dans votre vie ceux à qui vous avez choisi d’accorder votre pardon. Pardonner, ce n’est pas rester ! Ne l’oubliez jamais.

 



Article original: https://laviedesreines.com/

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